Contenus efficaces… Mémorisation durable !

Créer de bons contenus e-Learning implique de comprendre le fonctionnement du cerveau et les mécanismes grâce auxquels se forge la mémoire.

Contenus efficaces… Mémorisation durable !

P

our bien concevoir vos contenus e-Learning, il est important de comprendre le fonctionnement du cerveau et les mécanismes grâce auxquels se forge la mémoire.
 

S

i l’on souhaitait établir une comparaison avec une autre partie de notre corps, nous pourrions sans difficulté apparenter le cerveau à notre estomac qui assimile et digère la nourriture. Mais au lieu de nourriture, il s’agirait de notions. Tout comme l’estomac, le cerveau ingère et digère les nouvelles informations qui lui sont communiquées. Et tout comme l’estomac, si trop d’informations lui sont soumises, c’est l’indigestion assurée, voire le rejet… Pour une bonne assimilation de la nourriture, nous savons qu’il faut remplir certaines conditions et préférer des aliments qui participent à notre bonne digestion : un taux suffisant de fibres mais aussi de protéines, de glucides, etc. pour apporter tout ce dont notre corps a besoin en quantité raisonnable. Notre cerveau et notre mémoire surtout, puisque c’est elle qui nous intéresse aujourd’hui, fonctionnent un peu de la même manière.
 

C

’est pourquoi, si vous assaillez vos collaborateurs d’une multitude de notions, vous pouvez être quasi certains qu’ils n’auront pas, ou peu, retenu le contenu de la formation. Et le rétrécissement des heures consacrées à la formation n’arrange en rien ce phénomène d’« indigestion » de l’information. Rien d’étonnant à ce que les concernés repartent avec peu de nouvelles connaissances en mémoire.
 

C

ertains diront que rien ne remplace le «par cœur », la répétition dans l’apprentissage. Mais d’autres facteurs, aujourd’hui peu connus et souvent négligés, sont essentiels dans le processus d’assimilation des connaissances. Découvrons-les ensemble…
 
Quatre facteurs déterminants qui, respectés et mis en œuvre dans votre processus de formation ou d’intégration e-Learning, ne pourront que garantir des résultats positifs auprès de vos salariés. Ce n’est pas une formule magique que nous vous livrons là mais bien un constat scientifique qui, après étude des activités du cerveau, peut établir des liens avérés entre plusieurs paramètres et la mémoire à long terme.
 
 

Générer l’attention

 

P

as de mémoire sans attention. L’apprenant doit être totalement concentré sur son cours et les notions à assimiler pour les retenir. Trop de dispersion diminue la qualité de l’attention et donc de la mémorisation. Pourquoi ? Il existe une petite partie dans le cerveau appelé hippocampe qui joue un rôle extrêmement important dans le processus de mémorisation. Si celui-ci n’est pas engagé totalement, l’apprenant ne sera pas en mesure de retenir les informations.
 

E

t pour obtenir toute l’attention de l’hippocampe, il doit enregistrer un certain niveau d’hormones : de dopamine et de norépinephrine. Pour atteindre un niveau suffisant de ces hormones dans l’hippocampe, il faut proposer à l’apprenant un support à la fois, pertinent, nouveau, qui lui permet de se confronter à des situations réelles ou à des jeux de rôles, si possible avec récompense à la clé mais aussi stimulant, excitant, impliquant une certaine compétition et suscitant la motivation.
 
 

Créer des connexions

 

L

a mémoire n’est pas seulement un amas de données mais des informations reliées les unes aux autres. C’est comme cela que l’hippocampe arrive à retrouver des données, en empruntant des chemins connus. Et c’est en s’appropriant les notions et en les faisant siennes qu’il est possible de créer des associations et d’activer l’hippocampe. Le plus complexe étant d’amener l’apprenant à créer ces connexions. Il est important d’encourager l’apprenant à évaluer l’information, à la comparer avec son expérience et son propre savoir.
 
 

Quand les émotions s’en mêlent

 

L

’humain étant un être sensible, il n’est pas surprenant de voir entrer en ligne de compte le facteur « émotions » dans le processus de la mémoire. Il semblerait qu’il y ait corrélation entre la vivacité de la mémoire et les émotions.
 

I

l est facile d’avoir recours à des images choquantes ou à des phrases choc pour « traumatiser » la mémoire de l’apprenant comme on le voit régulièrement dans les campagnes de sécurité routière ou contre le tabac qui veulent choquer et donc marquer. La peur et l’anxiété sont en effet de forts stimuli pour la mémoire à long terme mais, les émotions positives sont également très efficaces dans le processus d’apprentissage. La nouveauté et l’amusement peuvent être de forts facteurs d’apprentissage et de mémorisation.
 
 

L’espacement des leçons

 

C

omme nous le disions plus haut, le cerveau est semblable à l’appareil digestif et ne saurait être malmené. Loin de l’oie que l’on gave, il a besoin de temps et de pauses entre plusieurs formations pour pouvoir assimiler de nouvelles informations et connaissances, sans quoi il pourrait mélanger voire confondre certaines notions.
 
 

Conclusion

 

P

our créer un objet e-Learning efficace, celui-ci doit donc être stimulant, proposer du contenu pertinent, si possible avec des quiz avec un classement pour stimuler l’attention de l’apprenant et le mettre en compétition avec ses collègues, le mettre en situation réelle le plus possible, l’amener à croiser les nouvelles données avec celles déjà rencontrées par le passé, faire des associations d’idées et l’émouvoir. Avec tous ces éléments, vous mettez toutes les chances de votre côté pour proposer un objet efficace et complet à vos apprenants.
 
  
 
Source : « Learning that lasts through AGES », Dr. Lila Davachi, Dr. Tobias Kiefer, Dr. David Rock and Lisa Rock, NeuroLeadership Institute
 
 

Comments are closed.