Les neurosciences au service de l’e-Learning

L’exploitation des outils numériques, avec notamment les possibilités offertes par le multimédia, peut permettre de faciliter l’apprentissage.

Les neurosciences au service de l’e-Learning

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es neurosciences nous apprennent que l’exploitation des outils numériques, avec notamment les possibilités offertes par le multimédia, peut permettre de faciliter l’apprentissage.

Lorsqu’une personne est attentive, elle retient en moyenne seulement 10% de ce qu’elle lit contre 50% de ce qu’elle voit et entend (Roger Mucchielli, 2006)

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a mémorisation des informations peut dépasser un taux de 80% si la personne répète ce qu’elle lit et/ou réalise une action l’impliquant. Ceci est dû au fait que lors d’une phase d’apprentissage, différentes zones du cerveau peuvent être sollicitées afin de faciliter d’une part le traitement de l’information et d’autre part sa mémorisation. Mais comment optimiser celle-ci avec des dispositifs e-Learning ?

La théorie cognitive de l’apprentissage multimédia

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e nombreux scientifiques exerçant dans le domaine de la psychologie ont mené des études pour comprendre les mécanismes de rétention de l’information. C’est notamment le cas de Richard E. Mayer, un psychologue américain spécialisé dans le domaine de l’éducation qui a élaboré la théorie cognitive (l’ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance) de l’apprentissage multimédia, théorie fréquemment mise en pratique lors de la conduite de projets e-Learning.

Elle repose sur trois principes fondamentaux :

  • Le traitement de l’information passe par deux canaux distincts : auditif/verbal et visuel/non verbal,
  • Ces canaux ont une capacité limitée,
  • L’apprentissage est un processus actif. C’est-à-dire qu’une masse d’information donnée doit être filtrée, sélectionnée et organisée avant d’être intégrée.

 

L’apport du multimédia

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uite à une étude réalisée en 2001, Mayer met en avant les bienfaits pédagogiques de l’exploitation des différents médias, à savoir le son, l’image et la vidéo, en complément du texte. Il confirme ainsi qu’un message sous forme de texte est moins bien retenu qu’un message composé de sons et d’images.

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lusieurs principes découlent de ce constat et trouvent une application dans le domaine de l’e-Learning :

  • Principe de contiguïté spatiale : associer du texte à des images facilite l’apprentissage,
  • Principe de contiguïté temporelle : l’apprentissage est plus efficace lorsque des éléments oraux et verbaux interviennent en même temps,
  • Principe de cohérence : la présence de textes, images, vidéos ou son n’apportant pas une réelle plus-value en matière de compréhension complique la mémorisation (surcharge cognitive qui interfère dans l’apprentissage),
  • Principe de modalité : joindre de l’audio à une animation conduit à de meilleurs résultats qu’une animation associée à du texte,
  • Principe de redondance : Présenter un commentaire audio et une animation améliore la qualité de l’apprentissage contrairement à un commentaire audio, une animation et du texte à l’écran,
  • Principe des différences individuelles : les personnes ayant peu de connaissances sont plus sensibles aux effets décrits précédemment. Ils sont également bénéfiques pour les personnes disposant d’une sensibilité auditive et/ou de capacités visuo-spatiales particulières.
Notre agence conçoit les dispositifs e-Learning en prenant soin d’une part d’extraire l’information utile et d’autre part, de la présenter de la manière la plus logique et efficace pour faciliter l’apprentissage par les utilisateurs. La pédagogie apportée à la conception de l’objet e-Learning, en tant qu’outil, est ainsi tout aussi importante que le contenu lui-même.

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